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  • Tous CEO de Moi SA ?

    Arrêtons de faire de la génération Z un bouc émissaire. Elle n’est probablement qu’une onde successive du tsunami des libertés individuelles amorcé après la Seconde Guerre mondiale.

    Ce modèle de société, fondé sur l’autonomie et la responsabilité individuelle, génère des tensions réelles. Elles se manifestent clairement dans les organisations, y compris chez tebicom SA. Cette orientation vers la liberté m’est précieuse et je souhaite qu’elle perdure. Elle me paraît préférable aux approches plus autoritaires aujourd’hui remises en avant par certains courants politiques d’extrême droite (MAGA…) ou économiques dominants (les milliardaires).

    Partant de ce constat, mon objectif n’est pas de dénoncer, mais de comprendre et d’améliorer.

    Cet article présente une première étape de mes recherches sur ce sujet, avec un focus particulier sur les implications managériales.

    Nous vivons une rupture sociologique profonde qui redéfinit le contrat implicite entre les organisations et leurs collaborateurs. Elle résulte de transformations culturelles et sociales de long terme.

    Pendant des décennies, le modèle dominant reposait sur des trajectoires prescrites, des hiérarchies stables et des rôles clairement définis. L’individu n’était pas gestionnaire de sa propre vie. Les structures décidaient pour lui. La famille, l’église, l’état, l’entreprise. La liberté individuelle restait largement réservée à une minorité.

    Un basculement s’opère progressivement après la Seconde Guerre mondiale, notamment avec la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948. L’individu devient libre, donc responsable : il est supposé piloter sa propre existence.

    Les générations successives n’ont fait qu’amplifier ce mouvement. Aujourd’hui, cette culture de l’autonomie individuelle est largement diffusée, bien au-delà des plus jeunes.

    Cette forme d’entrepreneurialisme du soi produit des effets positifs, tant sur le plan individuel que sociétal. Mais elle révèle aussi une fragilité majeure. Beaucoup de personnes n’ont jamais été réellement ni éduquées, ni formées à gérer leur propre autonomie. Ni à structurer leurs choix, ni à assumer durablement leurs responsabilités. En pratique, « Moi SA » reste souvent une organisation mal gouvernée.

    Dans les entreprises, le capital humain réclame davantage de liberté et d’autonomie depuis des années. Pourtant, une part significative des collaborateurs, toutes générations confondues, peine déjà à gérer son propre équilibre personnel. La transposition à l’équipe et à l’entreprise devient alors complexe… et c’est un euphémisme 😅

    Chez tebicom, nous nous posons deux questions fondamentales :

    1. Le rôle du manager doit-il évoluer vers une fonction explicite de formation et de coaching du savoir-vivre des collaborateurs, afin que l’autonomie accordée devienne une autonomie réelle, maîtrisée et assumée ?
    2. Comment déterminer les personnes réellement matures et autonomes lors du recrutement ?

    Pour moi, il est maintenant très clair que l’holacratie, tout comme n’importe quel autre modèle de gouvernance, nécessite deux fondations sans lesquelles elle ne pourra pas apporter de la valeur à l’entreprise :

    1. Des leaders disposant de compétences solides en leadership et en management.
    2. Des collaborateurs autonomes et matures.

    🎬 La vidéo en couverture approfondit ce nouveau paradigme, sur la base de mes dernières recherches.

  • Technologie Calme

    Dans la continuité de mes recherches sur la disparition progressive de l’informatique visible, je partage aujourd’hui un point clé de cette évolution : des informations délivrées de manière ciblée et contextuelle (notifications, push). L’objectif est de réduire l’effort cognitif en apportant uniquement ce qui est pertinent au moment où l’utilisateur en a besoin.

    J’expose ce principe, basée sur différents articles pas forcément très récents, dans la vidéo ci-dessous.

    Du côté tebicom SA, nous proposerons très prochainement une solution destinée aux entreprises allant dans le sens de cette vision de l’informatique.

  • La disparition de l’informatique

    Agent conversationnel + agent autonome
    Agent conversationnel + agent autonome

    Pendant des décennies, l’informatique s’est imposée comme le moteur silencieux de la performance, stimulant l’innovation au sein des organisations. Très bientôt, elle franchira une nouvelle étape : devenir invisible. Ce futur n’est plus une perspective lointaine, mais une réalité en construction dès aujourd’hui.

    Non pas parce que la technologie s’évanouit, mais parce qu’elle s’efface progressivement derrière l’usage humain, jusqu’à devenir un prolongement naturel de l’expérience et de l’intelligence humaine. Cette évolution s’inscrit dans la continuité de la vision de l’informatique de tebicom, et ce qui suit en représente une nouvelle étape.

    Cette révolution se joue sur deux axes : les agents conversationnels et les agents autonomes. Ensemble, ils redéfinissent l’expérience numérique et la manière dont les entreprises vivent leur système d’information, sans forcément tout remettre en cause. L’enjeu est d’intégrer ces innovations en complétant intelligemment les systèmes existants (legacy systems), plutôt que de tout reconstruire.

    L’agent conversationnel : la simplicité au service de la complexité

    L’agent conversationnel n’est plus une fiction. ChatGPT, Claude, Copilot… ces noms sont déjà familiers. Ce qui change, ce n’est pas leur existence, mais leur intégration : ils s’invitent désormais au cœur des outils métiers. Demain, ce ne seront plus les utilisateurs qui devront comprendre leurs logiciels, mais les systèmes qui s’adapteront à eux.

    Imaginez un commercial d’une société de services. Son agent conversationnel a suivi la réunion de qualification (grâce à la transcription automatique), extrait les notes clés, consulté le CRM et les conditions du client. Quelques échanges suffisent : l’offre est générée, ajustée et envoyée. L’humain reste au centre, la technologie devient fluide et naturelle. Le commercial n’a pas eu à « utiliser des outils », il a simplement collaboré avec son environnement numérique.

    L’agent autonome : l’automatisation intelligente en action

    Si l’agent conversationnel dialogue, l’agent autonome agit. Il exécute, décide et s’adapte en fonction d’événements métier. Une commande validée, une demande client modifiée, un seuil franchi : il ajuste l’offre, orchestre les applications et mène le processus jusqu’à son terme, sans intervention humaine.

    Dans cette logique, les agents autonomes deviennent les catalyseurs d’une informatique proactive. Ils ne remplacent pas l’humain ; ils lui rendent du temps, de la concentration et du sens. Là où les tâches répétitives ralentissaient l’action, elles s’exécutent désormais en arrière-plan, avec une rigueur algorithmique et une intelligence d’adaptation inspirée des dynamiques humaines.

    Masquer la complexité, sublimer l’expérience

    La véritable révolution, ce n’est donc pas l’IA elle-même : c’est la disparition de la complexité, celle de la technologie de plus en plus perçue comme un obstacle, au profit d’une expérience plus fluide et cohérente. L’entreprise moderne fait face à un paradoxe : son système d’information devient de plus en plus sophistiqué, au point de frôler l’insoutenabilité. Les agents conversationnels et autonomes apportent une réponse élégante: ils réconcilient performance et simplicité.

    Grâce à eux, l’utilisateur ne navigue plus dans un système : il interagit selon son intention, en exprimant un besoin ou une action de manière naturelle et directe. Le système d’information, autrefois perçu comme un outil lourd et contraignant, devient une interface naturelle, transparente, presque magique. L’informatique cesse d’être visible et devient un langage universel entre l’humain et la machine.

    Pour tebicom, une vision d’ouverture et de modernité

    Chez tebicom, cette vision n’est pas une projection futuriste, mais un cap stratégique. Notre livre blanc l’exprime clairement : l’avenir des systèmes d’information repose sur une architecture ouverte, modulaire et intégrée. Fonctionnalités visibles, infrastructures robustes, gouvernance pragmatique : tout converge vers une informatique centrée sur l’usage, non sur la technique.

    L’innovation ne réside plus dans le développement spécifique, mais dans la capacité à assembler, intégrer et piloter intelligemment des briques standards. C’est dans cette maîtrise de l’intégration, enrichie par l’intelligence artificielle, le SaaS et les méthodes agiles, que réside la vraie modernité. Une modernité ouverte, fluide et humaine.

    Vers une technologie qui s’efface pour mieux servir

    Faire de la technologie invisible, ce n’est pas la cacher. C’est la rendre évidente. C’est offrir à chaque collaborateur une expérience augmentée, où l’outil devient partenaire. C’est aussi garantir à l’entreprise une agilité durable, capable de répondre à ses défis sans la submerger de complexité.

    En rendant la technologie invisible, nous faisons émerger ce qui compte vraiment : la valeur métier, la créativité humaine et la confiance dans un numérique au service de l’essentiel.

    Pour aller plus loin, il suffit de me contacter pour obtenir notre livre blanc « Notre vision de l’informatique » et découvrir comment cette approche se traduit concrètement dans nos accompagnements.